Une terre fertile, sous-exploitée
Des hectares restent en friche ou sont cultivés sans moyens, faute de capital et d’organisation. Une partie de l’alimentation, comme la volaille congelée, vient d’ailleurs.
Héritage Vert réunit des Béninois et des Africains pour détenir et exploiter ensemble une ferme professionnelle sur la terre béninoise, bâtie pour durer sur plusieurs générations.
Nous réunissons nos moyens pour détenir ensemble une ferme diversifiée, la faire grandir chaque année et la transmettre. Le projet est pensé en générations, pas en saisons.
Transformer l’épargne en actif agricole productif, géré avec rigueur et transparence.
Une institution qui grandit chaque année sur la terre béninoise et se transmet de génération en génération.
« Planter aujourd’hui. Récolter pour toujours. » Ce que nous bâtissons est fait pour être légué.
Ce que l’on ne peut pas faire seul, on le fait ensemble.
Même information, au même moment, pour chaque membre.
Une ferme se construit sur des années : les fondations d’abord, les résultats ensuite.
Statuts, audit, réserve : la confiance se prouve par des règles écrites.
Ils expliquent pourquoi tant de terres et tant d’épargne restent inutilisées, et ce dont un projet a besoin pour durer.
Des hectares restent en friche ou sont cultivés sans moyens, faute de capital et d’organisation. Une partie de l’alimentation, comme la volaille congelée, vient d’ailleurs.
Comptes peu rémunérés, tontines qui tournent sans créer d’actif : l’argent des familles ne finance pas l’économie réelle de leur propre pays.
Seul, on ne peut ni stocker, ni transformer, ni négocier. On subit les prix, les pertes après récolte et les aléas climatiques.
| Le besoin | Ce qui arrive sans lui | Notre réponse |
|---|---|---|
| Un cadre de confiance | Les projets collectifs informels se disloquent au premier désaccord ou à la première erreur de gestion. | Statuts notariés (droit OHADA), 1 membre = 1 voix, audit externe, rapports réguliers à tous. |
| Un capital patient | Distribuer trop tôt fragilise la ferme avant qu’elle n’ait atteint son rythme de production. | Répartition à partir de la 2e année, règle des 3 tiers, réserve intouchable. |
| Une gestion professionnelle | Une ferme gérée à temps perdu ou par des bénévoles stagne, puis s’essouffle. | Équipe salariée (direction, agronome, comptabilité) dont le coût est inclus dans chaque projection. |
| Une continuité sur les générations | Un projet qui dépend de ses fondateurs disparaît avec eux. | Parts transmissibles, préemption collective, charte fondatrice, recrutement annuel de nouveaux membres. |
Six étapes, de l’adhésion à la croissance. Chacune est encadrée par les statuts.
Vous signez un contrat notarié et versez votre contribution, 1 000 000 FCFA minimum. Vous devenez copropriétaire.
Les contributions alimentent un compte collectif à signatures multiples. Personne ne peut y toucher seul.
Le fonds achète le foncier, construit les infrastructures et lance la production avec une équipe professionnelle.
Chaque année, un cabinet externe certifie les comptes. Le résultat est présenté à tous les membres.
Le résultat net est partagé en trois : membres, réserve, réinvestissement. Un principe gravé dans la charte.
Le tiers réinvesti et les nouveaux membres de chaque année financent de nouveaux hectares et de nouvelles filières.
Elle protège la ferme et récompense la patience. Aucune assemblée ne peut voter contre elle.
Distribution annuelle à parts égales, aux membres et à leurs héritiers, sur le résultat net certifié.
Récompense la patienceFonds de sécurité qui absorbe les mauvaises saisons et les imprévus. Mobilisable uniquement par vote unanime.
Protège la fermeAchat de nouveaux hectares, nouvelles filières, nouvelles opportunités saisies pour le bien du projet.
Fait grandir l’institutionLa diversification est la première protection du projet : si une filière faiblit, les autres tiennent. Choisissez une filière pour voir l’économie d’une unité.
Marges calculées avant charges de structure. Prix et rendements : hypothèses de travail prudentes, à valider avec un agronome.
Déplacez le curseur ou lancez la lecture : la ferme se construit année après année, selon le scénario de départ choisi.
Représentation schématique issue du modèle : chaque carré correspond à quelques hectares. Projection indicative, non garantie.
Nous préférons des chiffres modestes que nous tiendrons à des promesses brillantes que nous ne tiendrions pas. Choisissez un scénario de départ.
Distribution = 1/3 du résultat net, répartie entre les membres éligibles (à partir de la 2e année après adhésion). La valeur comptable d’une part inclut investissements nets, trésorerie et réserve : ce n’est pas un prix de revente. Projection non garantie.
La ferme démarre à la taille de son capital, puis grandit grâce aux 3 tiers et au recrutement annuel. Mille hectares sont une ambition, pas une prévision.
Chaque génération reçoit une ferme plus grande, plus solide et mieux organisée qu’elle ne l’a trouvée.
Ils plantent, posent les règles, construisent la réserve et récoltent les premiers fruits.
Ils reçoivent les parts, gèrent une institution établie et l’agrandissent encore.
Ils héritent d’un domaine plus vaste et portent la vision dans un monde qui a changé.
Héritage Vert n’appartient plus à une génération : il appartient à l’histoire de la terre qu’il cultive.
Titre foncier en règle. Terre jamais vendue ni hypothéquée sans vote unanime.
Plusieurs filières complémentaires : si l’une faiblit, les autres tiennent.
Direction, agronome, comptabilité : des postes salariés, pas du bénévolat.
Ces règles sont écrites dans les statuts et la charte, pour survivre à ceux qui les ont rédigées.
Quel que soit le montant apporté, chaque membre pèse le même poids. Aucun fondateur ne décide seul.
Statuts notariés selon le droit OHADA. La charte, qui fixe la règle des 3 tiers, ne peut pas être modifiée par une assemblée.
Comptes certifiés chaque année par un cabinet externe. Rapports réguliers, mêmes informations pour tous.
Une assemblée générale annuelle vote les décisions majeures. Un conseil élu suit la gestion avec la direction de la ferme.
Un membre qui souhaite céder sa part la propose d’abord aux autres membres : elle ne sort pas du cercle.
À l’étude : indexer le ticket des nouveaux membres sur la valeur de la part, pour ne pas diluer les fondateurs.
| Risque | Effet possible | Parade intégrée au projet |
|---|---|---|
| Recrutement plus lent que prévu | Croissance foncière ralentie | Démarrage sur capital réel, investissements ajustés à la trésorerie disponible. |
| Aléas climatiques | Baisse de production | Diversification des filières, irrigation, assurance agricole, réserve intouchable. |
| Maladies animales | Pertes d’élevage | Biosécurité, vétérinaire attitré, plusieurs unités séparées. |
| Prix de l’aliment ou chute des prix de vente | Marge réduite | Maïs produit sur place, transformation, contrats avec des revendeurs. |
| Conflit entre membres ou dérive de gouvernance | Blocage du projet | 1 membre = 1 voix, charte intangible, audit externe, règlement intérieur. |
| Départ d’un membre | Sortie de capital | Droit de préemption collectif, règles de cession dans les statuts. |
Avant toute signature, vous pouvez visiter les parcelles retenues, rencontrer l’équipe et faire relire les statuts par votre propre avocat.
Les distributions débutent une fois la contribution intégralement versée.
Les conditions d’adhésion sont présentées lors d’un entretien personnel, après visite des parcelles et relecture des statuts par votre propre conseil.
Chaque année, une nouvelle fenêtre d’adhésion accueille des membres qui partagent la vision avant tout. L’assemblée valide chaque entrée : le projet appartient à ceux qui le portent.